L'échec aux élections des partis démocratiques du centre remplacé par des parti "extremes" montre que la solution politique d'austérité, pratiquée sur plusieurs années consécutives n'est pas tenable.
Du coup les solutions imposées par la commission, le FMI et l'Allemagne ne le sont pas non plus. Pour mémoire cette solution consisterait en une réduction marquée de la dette publique en échange de programme d'austérité. Cette solution qui s'est traduite par une crise économique et sociale sans aucun précédent n'est plus acceptée par la population qui s'est tournée vers des partis plus extrémistes. Ceci est dans la logique des choses car dans des situations sociales tendues les populations tendent à voter pour des partis extrêmes.
La crise financière et économique vient donc s'ajouter une crise de nature politique ce qui n'a rien de surprenant. Nous nous trouvons maintenant en présence d'une situation inédite en Europe qui n'est pas sans rappeler que certains pays latinos américain lors de la crise des années 90's.
Que va-t-il se passer maintenant ?
Il est probable que la Grèce ne puisse se plier au programme d'austérité imposée par ses partenaires financiers avec comme conséquence l'arrêt des aides. La Grèce sera alors dans une situation nouvelle où elle ne remboursera plus sa dette et ne recevra plus d'aide de l'extérieur.
Du point de vue budgétaire cette situation est bien sur catastrophique :
- la Grèce ne pourra plus à emprunter sur les marchés obligataires.
- la Grèce ne sera pas en mesure de payer ses fonctionnaires, son armée, son service de santé son enseignement.
- dans ces conditions, une sortie de l'euro apparaît plus que probable.
La question est de savoir si les Européens peuvent se payer le luxe d'une sortie de la grece de la zone euro. Je ne pense pas. En tout premier lieu l'impact sur l'euro déjà mis à mal sera important et risque de se transmettre par effet domino aux autres pays européens en difficulté, Italie, l'Espagne ou irlande.
Politiquement cela se situe à un moment particulier : l'Allemagne voit ses exportations se reduire, la hollande entre en crise également. Parlant de Hollande justement, notre nouveau président de la république fera entendre une voix différente de celle du président sortant.
Toutes les conditions sont donc réunies pour la mise en place d'un programme d'assouplissement quantitatif auquel les Européens devront bien se résoudre. Gageons que la Grèce ne sortira pas de la zone euro et continuera de toucher quand même son aide internationale... Pour la population grecque, ceci n'est pas forcément une bonne nouvelle. En effet, sortie de l'euro ou pas les programmes d'austérité continueront à se succéder et à se ressembler.
En étant un peu moins orthodoxe d'un point de vue budgétaire on ne
peut que saluer ces interventions de la BCE et regretter qu'elle ne puisse pas directement prêter aux Etats en diffulté au lieu de passer par le bon vouloir des banques commerciales qui - on ne
le repetera jamais assez - portent une large part de responsabilité dans nos déboires actuels.